Dès 1804, avec la fondation de la Société biblique britannique et étrangère et de la Société biblique de Bâle, un œcuménisme intra-protestant se développe dans les premières Sociétés bibliques.

Jusqu’en 1820, il y a même une ouverture à l’orthodoxie et au catholicisme : « C’était extraordinaire de voir quelle unanimité animait cette assemblée composée de chrétiens de l’Eglise orthodoxe russe, d’arméniens, de catholiques, de luthériens et de calvinistes. Tous étaient rassemblés dans le but de faire résonner l’Evangile de la Grâce de Dieu des rivages de la Baltique à ceux de l’Océan, et des glaces de l’Océan arctique à la mer Noire et aux confins de la Chine…Une fois nous étions témoins de ce que peut faire la Bible et de l’attachement de tous les chrétiens pour ce livre béni ». (Lettre de Paterson à l’occasion de l’ouverture de la Société biblique de St-Pétersbourg, 1813)[1]

Mais  l’Eglise catholique se retire avec la condamnation des Sociétés bibliques, par Pie IX, par le Syllabus de 1864, qui les rangea parmi les « principales erreurs de notre temps ».

Il faudra attendre 1968 avec les Principes directeurs pour la coopération interconfessionnelle dans la traduction de la Bible. pour que l’Eglise catholique entre sans réserve dans le mouvement biblique, après le concile Vatican II. Aujourd’hui l’aventure de la Traduction œcuménique de la Bible en français est multipliée de manière étonnante. Il y a actuellement plus de 600 projets œcuméniques de traductions.

Dès 1991, il y a des Sociétés bibliques dans les pays de l’est, dont l’Eglise orthodoxe est membre. La Fédération biblique catholique, les démarches bibliques œcuméniques, l’Ecole de la parole en Suisse romande et tant d’autres propositions font de la Bible un lieu de rencontre entre chrétiens.

 


[1] L’œuvre biblique en Russie et en Union Soviétique de 1806 à 1991, Bible Actualité, 1991/4, p. 7